C'était une petite hirondelle. Elle, ça ne la dérangeait pas de nous quitter quelques semaines. Elle ne nous appelait pas, c'était toujours moi qui devait y penser. Pour prendre de ses nouvelles. Ce n'est pas qu'elle voulait nous oublier, c'est qu'elle avait confiance en nous ; que même si elle était loin, ça n'allait rien changer à nos relations. C'était comme ça. Pour elle, c'était simple ; on l'aimait et c'était réciproque. Pas besoin de se le rappeler pour y croire. Point final.
Elle voulait s'envoler du nid tôt. Trop tôt, je lui ai toujours dit. Et je lui ai toujours dit non. Alors elle a beaucoup pleuré. Et moi aussi. Parce que j'ai cru mal faire, parce que je me suis sentie coupable, égoïste ; je voulais la garder le plus possible. Seize ans, c'était trop tôt. Elle m'en a sûrement voulu. C'est toujours dur à accepter de sa part.
Cette année aussi, elle voulait partir. Et je n'avais pas vraiment le droit de lui interdire. Les études, ça excuse un peu tout. Alors je me pré
Et puis... c'est arrivé. Mauvaise nouvelle. Et la vie bascule. Elle a connu le deuil. Son meilleur ami, sa béquille, sa boussole. Il n'est plus là. Elle connait les larmes qui coulent toutes seules, les volets qu'on ferme, le mutisme et les pensées d'injustice.
Est-ce que j'avais le droit de lui dire que je ne voulais pas qu'elle parte ? Pas cette année. Que j'avais peur pour elle ? Que j'avais peur qu'elle craque trop souvent ? Est-ce que je pouvais lui dire ? Briser le dernier rêve qui la tenait encore un peu éveillée ? Comment lui dire ? Comme brûle-t-on les illusions ? Avec douceur ? Ou brutalement pour que ça passe plus vite ?
"Je ne te vois pas à Paris, toute seule, cette année", voilà ce que je lui ai dit. "Qu'en penses-tu ?". Elle m'a ré
Alors j'ai compris. Elle n'avait plus envie. Elle ne voulait plus partir. Ma petite hirondelle avait rangé ses ailes. Elle se logeait beaucoup plus dans les grands bras de son père. Avait besoin qu'on la serre fort, besoin de savoir où elle pouvait se raccrocher. Je l'avais remarqué.
Elle se cachait dans mes jupes. Elle s'y agrippait de toutes ses forces. Et à vrai dire, à ce jour, je ne veux pas qu'elle lâche. Ou pas maintenant, pas encore.
Et croyez-moi, je vais la porter, ma petite fille. Je vais la porter.









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Je retournerais pour un temps à la sève, A rêver de m'epanouir dans les querelles et les champs...
Je suis là [link] maintenant.
J'aime ce que tu fais.
A bientot.
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Un baiser sur tes lèvres, le front brûlant de fièvre...
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Visit my site please
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(゚、 。 7 ~Meow ♪
l、 ~ヽ
じしf_, )ノ
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